Lods - Histoire

  Histoire de Lods

  LODS : s'étage sur le coteau au dessus de la Loue

Le village haut se forme à a croisée de deux voies fréquentées et d'une place centrale. Lods apparaît dans les textes vers 1189 mais des sépultures burgondes attestent un peuplement antérieur à proximité (aux 5e-7e siècles). Le bâti s'établit d'abord "Sur la place", véritable lieu de vie avec fontaine et commerces, traversé à chaque angle par deux routes importantes. L'ancienne voie carolingienne Besançon-Pontarlier suivait la rivière à flanc de coteau. La route d'Athose à Longeville (nord-sud) reliait les plateaux en franchissant la Loue par l'ancien pont endommagé en 1916 (arche encore visible).
Chaque quartier a sa fontaine: les places, les rues de l'Eglise et du Bout d'en Haut; certaines sont réhabilitées. Construite sous abri et accessible par un chemin escarpé, la "fontaine à lessive" ou "du bas" servait de lavoir. Autres lieux de rencontre: l'ancien moulin et l'ancien four banaux (seigneuriaux), le champ de mars. Les foires et marchés se tenaient à Mouthier, Vuillafans et Ornans.
En 1840, le tracé de la route départementale modifie l'ambiance et la perception visuelle de Lods. Il évite le village, détruit l'intimité des places, boulverse certaines activités (relais de poste de 1750).

La silhouette étagée du village apparaît depuis la place des Forges. Les toitures de tuiles rouges, et brunes se superposent,`!' parallèles aux courbes de niveau. La déclivité des rues est soulignée par les escaliers d'accès au logement. Le bâti ancien reste assez homogène, avec un ou deux étages, des façades en pierre calcai¬re ou crépie en couleur claire. Il demeure groupé autour de la place centrale et des premiers axes, les rues de Reine, de l'Eglise et du Bout d'en Haut.
Sur la rue, portes et fenêtres présentent souvent des linteaux de pierre décorés. Inscriptions, sculptures, accolades ou meneaux signent l'époque des constructions et la richesse des propriétaires. La plupart des maisons sont du 8e voire du 9e siècle, construites après la guerre de Dix Ans (1636) et la conquête française (1678). Les plus anciennes, souvent remaniées, datent des 16e et 17e siècles.

  À Lods... Vous êtes au coeur du vieux village vigneron


Jusqu'aux environs de 1845, "la place" c'était le coeur du village de Lods. A cette époque pas si lointaine, cet espace large et plat était limité à ses deux extrémités par des maisons qui en fai¬saient un espace clos, duquel partaient quatre voies, "la place" était en fait le croisement des routes régionales Ouest-Est d'Ornans à Pontarlier, et Nord-Sud reliant les deux plateaux coupés par la tranchée de la vallée de la Loue.

La route actuelle conduisant au plateau de Nods par Athose n'était pas ruelles adjacentes pour découvrir les voûtes, les fenêtres à meneaux et à accolades des XV' et XVI siècles, les linteaux sculptés et millésimés ; et ne manquez pas de visiter le musée de la vigne. C'est tout un passé attachant que vous ferez ici revivre !










  LODS : village pitoresque

Lods, pittoresque village de la vallée de la Loue, est mentionné dès 1189 et l'on a découvert des vestiges des Vème et VIIème siècle. Durant des siècles la vigne fit la richesse du village de Lods jusqu'à la crise du phylloxéra. Des forges importantes furent créées le long de la rivière dès le XVIIIème. En 1866, au faîte de son développement, Lods comptait 1431 habitants. Paradoxalement, ce fut l'arrivée du chemin de fer qui amorça le déclin en livrant vigne et forges à la concurrence. A voir à Lods: son site, ses vieilles ruelles, son église du XVIIIème, sa Maison forte du XIVème et ses barrages sur la Loue illuminés en été. Vie économique à Lods: la Société «gaz et eaux» assure l'exploitation de plusieurs syndicats des eaux. Deux micro-centrales hydrauliques. Une boulangerie-épicerie, camping-caravaning, deux hôtels-restaurants «Hôtel de France» et «la Truite d'Or», meublés. Tennis, pêche, canoë.

  LODS : Musée de la vigne et du vin

Jusqu'au 19e siècle, le village haut se consacre à la vigne. Musée de la Vigne et du Vin. Galerie de peinture avec stages. Fête des Failles avec Mouthier. Fête de la Saint-Vernier (en alternance avec les autres villages de la vallée). Circuit Ethnologique. A Lods le château actuel, autrefois la maison forte des Sires de Thoraise, date sans doute du XIIIème siècle, il dominait le passage sur la Loue pour contrôler la route du sel. Lods faisait alors partie de la seigneurie de Châteauvieux-Vuillafans. Pendant 700 ans la seigneurie puis le château de Lods changeront souvent de mains. Il passera aux comtes de Montbéliard, aux Montfaucon, à Jacques de Thoraise, aux Quingey, puis à Nicolas Perrenot de Granvelle et à Antoine, le célèbre Cardinal, aux Cantecroix, aux Rye. Il fut épargné au XVIIème par les soudards du Colonel Rosen.
 À la Révolution, le château de Lods est bien entendu confisqué et il est vendu avec ses dépendances pour 26000 livres. Il passa ensuite entre plusieurs mains pour être finalement acquis avant la seconde guerre mondiale, par le Docteur Conseil de Tunis. Son propriétaire actuel est le peintre Roger Roy, bien connu des Francs-comtois. Le château n'est pas ouvert au public. «Roger Roy», né à Neuilly en 1906, est le peintre de la Vallée de la Loue. Grand poète, philosophe, coloriste, il travaille selon deux dominantes : la lumière et l'harmonie. Ses toiles, riches témoins de la vallée, proposent sans timidité les bleus, les ocres, les verts, les gris, les rouges. Nous regrettons de ne pouvoir admirer plus souvent ses oeuvres. Personnages remarquables Joseph Ferdinand Lancrenon, né à Lods en 1794 et mort en 1874, peintre, élève de Girodet, 2ème grand prix de peinture en 1816, conservateur du Musée de Peinture de Besançon.

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
808 810 818 867 912 1 128 1 125 1 135 1 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 229 1 351 1 431 1 348 1 140 1 155 1 086 939 942
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
875 876 826 629 575 500 468 428 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
342 380 338 337 284 271 251 248 231