Lods - Histoire

 Lods

 Les forges

En 1562, une enquête de bailliage ne mentionne pas encore le nom du village de Lods parmi ceux qui pouvaient prétendre à une petite industrie. Par contre un martinet existe à Lods en 1544 et 1556, produit des outils agricoles et quelque-fois des cuirasses (un martinet est un atelier où les gueuses de fonte sont chauffées au charbon de bois et transformées ensui-te en fer par martelage grâce à un petit marteau ou martinet). Ce procédé n'est qu'un simple perfectionnement de la forge à bras actionnée par un soufflet. Le martinet, lui, est entraîné par une roue à aubes.

 1760 Jean-Charles-Noël FLEUR, maître de forge, adjoint à ce martinet une tréfilerie et met au point un cylindre, qui permet d'ac¬tiver les opération de tréfilage.
1772 La nouvelle forge produit 150.000 kg de fer dont 100.000 sont transformés en fils de fer dans la tréfilerie.
1800 On y traite 250.000 kg de fer dont 50.000 kg sont vendus en barres, 150.000 kg en fil de fer et 50.000 en clous.
1835 On installe des machines à clous mécanisant complètement la production.
1850 La production est de 804.000 kg de barres dont 250.000 sont transformés en clous. Pourtant une crise sérieuse se dessine. Elle est dûe à la concurrence des fontes de la houille du Nord.

1940 C'est "le siècle de la clouterie", pourtant le déclin se précise et s'accentue après 1918 suite à la concurrence des usines de l'Est et à la réduction du marché des clous de souliers. C'est pourquoi la fabrication des clous s'est arrêtée en 1925. Le laminoir continue à produire du fil de fer et des fers pour le béton armé jusqu'en 1942.